A celui qui lance son site web ou son blog, on présente souvent le fait de trouver du contenu comme la plus grande difficulté. Remplir son site de contenu est important, certes. Mais la motivation de produire régulièrement du contenu est entretenue par le retour du public. Si celui-ci est silencieux, ou qu’il se manifeste sous la forme de retours négatifs, le rédacteur de la page perdra souvent rapidement toute motivation. En revanche, si le rédacteur voit que son projet avance par des retours positifs, il continuera à produire du contenu. Le retour du public et le contenu sont donc tous deux aussi importants pour la réussite d’un blog/site web. Comme les réseaux sociaux sont pratiquement indissociables de la promotion d’un site internet de nos jours, African Strategies s’intéressera dans cet article à comment gérer les retours négatifs de son travail sur les réseaux sociaux, en prenant l’exemple de Facebook.
Par African Strategies
Les réseaux sociaux sont une autre civilisation
En découvrant les réactions du public à ses premiers écrits sur le web, le rédacteur pourra être dérouté. Tout malabar d’un mètre quatre vingt-dix pour quatre-vingt dix qu’il est, il pourra se retrouver insulté, voire menacé par des minettes de deux fois moins son âge, son poids et sa taille. On entend souvent des rédacteurs attaquer leurs détracteurs en les traitant de peureux se cachant derrière une fausse identité virtuelle. Ce n’est pourtant pas le cas. En effet, une bonne partie de ces détracteurs ne se cache pas derrière un pseudonyme (du moins intraçable) et utilise ses propres photos, se rendant souvent facilement retrouvable à qui le souhaite. On est en réalité en présence d’un comportement normal à une sorte de civilisation différente, la civilisation des réseaux sociaux. Une civilisation où l’on pourra vous insulter vous et votre travail gratuitement et à visage découvert, sans parfois même que vos détracteurs ne les aient lus. Une civilisation à laquelle vous devrez nécessairement vous adapter si vous voulez y survivre.
1)Quelques coutumes de la civilisation des réseaux sociaux
a) Une grande partie de vos lecteurs ne lit pas au delà du titre de votre article
La coutume était déjà présente dans les bistros, mais la voix des consommateurs de bistros ne parvenant pas directement aux rédacteurs papiers comme elle revient aux rédacteurs en ligne, cela peut apparaître aujourd’hui comme une nouveauté. Une grande proportion de vos lecteurs ne lisent que vos titres. Ils vous insulteront si celui-ci ne leur plaît pas, s’il traite d’un sujet ne leur plaisant pas, voire même si des mots clés ne leur plaisant pas y apparaissent. Ils vous accuseront peut-être d’être partisans du sujet ou du mot-clé ne leur plaisant pas. Efforcez vous donc, par exemple, de ne pas titrer vos articles en utilisant des mots renvoyant à des réalités déplaisantes ou controversées. Ou alors faites en sorte de vous désassocier dans vos titres des réalités impliquées par ceux-ci. N’hésitez pas à ajouter des phrases sur les posts annonçant vos articles pour y parvenir.
b) Pourquoi vous ne parlez jamais de ça?!
L’une des fréquentes critiques à vos articles, s’ils sont lus, ne portera pas sur la qualité de ceux-ci. Elle portera sur le fait que vous traitez de ceci, mais pas de cela. Même si vous avez publié à plusieurs reprises sur un sujet dans un passé très récent, on vous reprochera de ne jamais en parler. Le fait est que les réseaux sociaux sont une civilisation de l’instant où vos écrits du passé précédant vos écrits du jour ne comptent pas. Si vous écrivez du léger, on vous reprochera de ne pas écrire du sérieux. Si vous critiquez quelqu’un ou quelque chose, on vous reprochera de ne pas faire (assez) d’éloges.
Essayez donc de contrebalancer la promotion de vos articles ‘négatifs’ sur vos réseaux sociaux par des articles ‘positifs’ (même rediffusés), postés (à peu près) au même moment.
Sur les réseaux sociaux, la place que vous y occupez en tant que rédacteur et community manager est en quelque sorte celle d’un roi ou d’un dirigeant d’un territoire. Vous y possédez en effet une richesse que beaucoup aimeraient avoir, à savoir votre visibilité. De cette visibilité que vous avez, nombreux sont ceux qui voudraient avoir une portion. En s’opposant à vous et en étant soutenu par la foule que constitue vos internautes, ils obtiendront le sentiment grisant que ce qu’ils font est bon et qui leur donnera confiance en eux et dans leurs opinions, ce même sentiment que vous recherchez en cherchant le soutien de vos followers. Les critiques sont aussi évidemment parfois le fait de jaloux qui préféreraient que leur manque de notoriété soit le même que le vôtre.
2) Si vous ne voulez (vraiment) pas vous intégrer dans la civilisation des réseaux sociaux
Cette liste d’observations sur les critiques d’internautes sur les réseaux sociaux est évidemment non-exhaustive. Elle s’applique en outre plus à des rédacteurs pouvant plus ou moins supporter la critique à défaut de comprendre ses origines. Si vous vous ne supportez pas la forme des critiques négatives sur les réseaux sociaux et que vous avez besoin de sentir des retours positifs à votre travail, ne lisez pas les commentaires de vos followers sur Facebook. Ne regardez que le nombre de likes et de partages. Cela vous permettra d’avoir un véritable baromètre de l’appréciation de votre travail. Pour les critiques de fond, demandez à des proches dont vous savez qu’ils vous feront des critiques constructives et respectueuses; ne lisez pas les quelques internautes qui vous insulteront, de la même manière que quelques insultes de supporteurs isolés dans un stade n’empêcheront pas un joueur de célébrer son but avec l’ovation de la grande majorité du public, le seul bruit qu’il entendra à ce moment là.